Entrevue avec Vincent Duclert à propos de la Semaine de la Recherche à l’Institut Historique allemand (Paris) - 1er juin 2017

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Cérémonie en l’honneur de Raphaël Esrail à l’IHA (Institut Historique allemand), 1er juin 2017 suivie de l’entrevue avec Vincent Duclert et l’APHG à propos de La semaine de la Recherche sur les génocides.

Thomas Maissen, directeur de l’IHA, a accueilli les participants à une petite cérémonie en l’honneur de Raphaël Esrail, résistant-déporté, Président de l’UDA ( l’Union des déportés d’Auschwitz), l’Inspection générale de l’Education nationale tenait à remercier Raphaël pour avoir été leur guide lors d’un voyage à Auschwitz. L’inspectrice générale des Lettres, Marie-Laure Lepetit, d’italien Antonella Durand, Monsieur Timbur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, les deux Secrétaires généraux de l’APHG, Christine Guimonnet et Hubert Tison, étaient présents.

L’inspectrice générale des Lettres a remis à Raphaël Esraïl un album de textes et de photos rédigés après leur visite à Auschwitz. Raphaël, très ému, a délivré un message d’espoir et de paix contre la guerre et pour la paix pour l’amitié franco-allemande. Il a fait part du CD réalisé à partir de 300 témoignages des déportés qui est déjà en ligne et qui peut être utilisé en classe. Isabelle Ernot, la collaboratrice de Raphaël, a accompli un travail très important pour réunir ces témoignages Raphaël Esraïl a beaucoup insisté sur la formation des jeunes, des enseignants, capitale pour transmettre la mémoire. Le Directeur a remercié Raphaël de ses propos en faveur de l’amitié franco-allemande.

Entrevue avec Vincent Duclert et l’APHG à l’IHA, le 1er juin 2017 à propos de La semaine de la Recherche.

M. Vincent Duclert ouvre en Sorbonne le colloque international du 25 mars 2015 : « Le génocide des Arméniens, cent ans de recherche ». © Jean Yérémian (avec son aimable autorisation). Tous droits réservés.

Vincent Duclert, Inspecteur général d’Histoire et de Géographie est le Président d’une Mission sur les génocides. Interrogé par Christine Guimonnet et Hubert Tison, Secrétaires généraux de l’APHG, Monsieur Duclert a répondu à ces questions portant sur les conditions de l’enseignement du génocide, l’évolution des programmes, le Concours National de la Résistance et de la Déportation (CNRD) et la place du génocide des juifs et des tziganes.

L’enseignement du génocide des juifs doit être scientifique, s’appuyer sur le recherche et en même temps pédagogique. Comment parler des autres génocides : arménien, herrero, khmer, rwandais ? La semaine de la Recherche est une possibilité offerte aux enseignants pour organiser des actions pédagogiques, des projets interdisciplinaires, de créer des liens avec l’université, la recherche, aux élèves pour participer de manière concrète à cette semaine, d’aller à la rencontre de plus jeunes ou d’étudiants, de mieux s’insérer dans la société d’aujourd’hui et de demain. Des ponts peuvent être établis avec les écoles élémentaires et les collèges. Les parents des élèves et les élus.

C’est la reconnaissance des enseignants-chercheurs. De même que le professeur documentaliste peut jouer un rôle majeur dans cette semaine de la Recherche qui peut être organisé sans bouleverser les horaires habituels de professeurs qui ne désirent pas participer à cette semaine. Car c’est le volontariat qui doit être la règle.

Le Secrétariat général de l’APHG,
Paris, le 3 juin 2017.

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Illustration en « une »  : Institut historique allemand, Hôtel Duret-de-Chevry à Paris, source