Exposition « Le ruban, c’est la mode »
Musée d’art et d’industrie de St-Etienne (2 juin 2016 - 2 janvier 2017)
Le 18 juin 2016
Le Musée d’art et d’industrie de St-Etienne consacre une exposition « Le ruban, c’est la mode » à tout le travail en amont et en aval des passementiers, artisans d’art comme les Colcombet, les Staron, les Neyret … travail qui a fait le rayonnement de la région stéphanoise en France et dans le monde entier.

Dès 1980, le musée vit une grande transformation. Il développe grâce à de nombreuses enquêtes sur le terrain auprès des familles qui travaillent de près ou de loin le ruban tout un aspect ethnographique de cet art. Ces enquêtes permettent de collecter les machines, les rubans, les témoignages des ouvriers eux mêmes … qui vont donc faire partie de l’histoire de la rubanerie. Ce travail était un gage sur le présent et sur l’avenir du Musée.
Ce que l’on peut faire comme constat, c’est que le ruban manque de visibilité. Il est partout présent dans la mode, dans le biomédical. Il révèle des savoirs faire unique.
2000 maisons font partie de ce patrimoine. Ces maisons ont toutes des jardins. Elles offrent à la fois de la lumière et de l’espace. Tout le centre-ville de Saint-Etienne est construit par les entreprises.
Cette activité n’existe nulle part ailleurs.
« Le ruban, c’est la mode ». Musée d’art et d’industrie, 300 pages, 180 illustrations Juin 2016 , Prix 39 euros.
Le catalogue restitue avec sensibilité l’histoire de cette industrie qui allie la création artistique à la production mécanique, le raffinement de la mode à la praticité du design : couleurs, reliefs, motifs simples ou plus recherchés. L’accent est mis sur la ville de Saint-Etienne qui, depuis le XVIIIe siècle devient un haut lieu de ce savoir faire et possède dans son musée d’Art et d’Industrie, la plus grande collection de rubans au monde.
La collaboration avec le Musée du chapeau.
Deux expositions lui sont consacrées dans la Loire. L’une à l’atelier – Musée du Chapeau de Chazelles-sur-Lyon où la matière est visitée sur les couvre chefs du concours des 11 èmes Rencontres internationales des Arts du Chapeau (exposition 22 mai-2 octobre 2016). L’autre est prévue au Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Etienne et propose une rétrospective de l’histoire de la rubannerie stéphanoise de la fin du 18 siècle à nos jours.
Une exposition très intéressante à voir, de même que le Musée connu aussi pour sa collection d’armes (6000 armes), ainsi que pour sa collection de cycles, première collection publique française. En 1886, la première bicyclette française est fabriquée à Saint-Etienne.
Site internet
© Blanche Defernez pour les services de la Rédaction d’Historiens & Géographes, 03/06/2016. Tous droits réservés.
Un peu d’histoire
Le musée est créé dès 1860, au XIXème siècle. En 2001, il est rénové par des architectes comme Willmotte, F. Drain. Les salles du musée sont d’abord consacrées aux machines. La grande allée des métiers. En réserve, le musée possède 600 mètres 2 d’appareils textiles… de moulinage, de cahiers de généalogie.- On observe une évolution dans les programmes. Au début du XIXème siècle, avec les métiers du velours.
- On a d’abord des métiers tabour : métier mécanique (grâce au concours de mécaniciens).
- On obtient des rubans taffetas/ satin avec des coloris chocolat …
- Puis l’électricité va apporter de nouvelles modifications.
- On pourra accéder au dessus du métier (la machine a 1 m 80 de haut).
- Puis, on commence à confectionner des rubans élastiques pour le marché du bio-médical.
- Les machines Jacquard font aussi leur apparition (fleurs, visage). Elles comportent 6 navettes pour la trame (1820).
- Au début du XIXème siècle on compte 10 000 métiers.
L’exposition le ruban c’est la mode
Quelques notes :
On découvre la légèreté du ruban et l’engouement est énorme. On se reportera à Jean-Jacques Rousseau. Le ruban devient un symbole de virginité chez les jeunes filles. On commence à apprécier les couleurs et leur qualité. Se développe également le biomédical avec Gibaud. Le ruban va orner les chapeaux, les robes tout au cours de l’histoire de la mode. L’exposition comprend une salle des chapeaux emprunté à d’autres musées : haut de forme, canotiers, cloches… Le ruban c’est la mode et la mode c’est le chapeau. Les rubans ornent les habits : dès l’époque de Molière (les galantes sous Louis XIV). Le Second Empire est une grande époque pour le ruban : couleurs de l’impératrice, les ombrelles… La mode montre toute une évolution des robes avec l’ornement du ruban jusqu’à aujourd’hui Lapidus, Chantal Thomas, Montana (1992), Yves Saint Laurent, Pierre Bergé (robe de cocktail 1982).Parcours de l’exposition…
Salle 1 et 2 Les deux premières salles dont consacrées à l’utilisation du ruban dans la mode du 17è siècle aux années 1990. Chapeaux, chaussures, vêtements, outils multimédias (projection de gravures de modes mettant en évidence l’utilisation du ruban), extraits du film Marie-Antoinette de Sophia Coppola démontrent la part du ruban dans le vêtement depuis longtemps. Une partie sur le costume folklorique détaille l’utilisation du ruban dans les régions aux 19 ème et 20ème siècles. Salle 3 La grande salle est scindée en deux parties : 1 -Histoire de la rubanerie dans le territoire. 2-Trésors de fabrique. Salle 4 La rubanerie contemporaine est abordée à travers 13 créations en rubans d’Eymeric François, Marin Margiella, Mauricio Galante, Franck Sorbier. L’actualité est évoquée à travers des échantillons mis en forme dans le cadre d’un espace élaboré avec les étudiants de l’Ecole Supérieure d’art et de design de Saint Etienne sous la conduite du scénographe Alexandre Fruh.Autour de l’exposition
Exposition photographique itinérante « La nouvelle vie des ateliers passementiers » du photographe Jean-Claude Martinez du 21 mai au 28 juillet 2016. Circuit-découverte des ateliers et maisons de passementiers. Parcours librement les circuits repérés et proposés par le Musée d’Art et d’Industrie et le service Ville d’art et d’histoire de Saint-Etienne.- Visite guidée
- Visiteurs individuels
- Visites guidées des trois collections
- Les samedis et dimanches à 14h30
- Les 1ers samedi et dimanches du mois , visite supplémentaire à 16 h
- Visites guidées thématiques
- Les 2èmes , les 3èmes et les 4èmes samedis du mois à 16h
- Visites guidées de l’exposition temporaire « Le ruban , c’est la mode »
- Les samedis et dimanche à 16h
- Les mercredis à 14h30
- Enfants de 4 à 6 : Tireuses de silhouettes.
- Enfants de 8 à 12 ans : carnet de tendances.
- 18h : visite guidée de l’exposition « Le ruban, c’est la mode », durée 1h30
- 19h30 -21h30 repas tiré du sac dans le parc du musée accompagné d’un moment musical proposé par la Cohue (chansons décalées humoristiques)
- 21h30 : projection du film Tiducule 3, durée 1h40, 1996.
« Le ruban, c’est la mode ». Musée d’art et d’industrie, 300 pages, 180 illustrations Juin 2016 , Prix 39 euros.
Le catalogue restitue avec sensibilité l’histoire de cette industrie qui allie la création artistique à la production mécanique, le raffinement de la mode à la praticité du design : couleurs, reliefs, motifs simples ou plus recherchés. L’accent est mis sur la ville de Saint-Etienne qui, depuis le XVIIIe siècle devient un haut lieu de ce savoir faire et possède dans son musée d’Art et d’Industrie, la plus grande collection de rubans au monde.
La collaboration avec le Musée du chapeau.
Deux expositions lui sont consacrées dans la Loire. L’une à l’atelier – Musée du Chapeau de Chazelles-sur-Lyon où la matière est visitée sur les couvre chefs du concours des 11 èmes Rencontres internationales des Arts du Chapeau (exposition 22 mai-2 octobre 2016). L’autre est prévue au Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Etienne et propose une rétrospective de l’histoire de la rubannerie stéphanoise de la fin du 18 siècle à nos jours.
Une exposition très intéressante à voir, de même que le Musée connu aussi pour sa collection d’armes (6000 armes), ainsi que pour sa collection de cycles, première collection publique française. En 1886, la première bicyclette française est fabriquée à Saint-Etienne.
Site internet
© Blanche Defernez pour les services de la Rédaction d’Historiens & Géographes, 03/06/2016. Tous droits réservés.