L’Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie a pris connaissance avec stupéfaction des propos tenus par la députée Nathalie Oziol concernant l’assassinat de notre collègue Samuel Paty, rapportés par le journal Libération et diffusés en vidéo.
Le fond de ses propos nous a profondément indignés. La justice a rendu son verdict. Le procès qui s’est tenu en novembre et décembre 2024 a établi les faits de manière incontestable : Samuel Paty a été assassiné par un terroriste islamiste, mu par un fanatisme religieux. Les preuves sont accumulées, la mécanique terroriste a été mise en lumière, la responsabilité pénale a été établie.
Samuel Paty a pu se sentir isolé, même s’il a toujours été soutenu par sa principale. Mais ce n’est pas son institution qui l’a tué. C’est un fanatique islamiste. Nier cette réalité ou la minimiser constitue une négation de la vérité judiciaire et historique.
En tant que professeurs d’histoire et de géographie, nous avons pour mission de transmettre les faits, d’enseigner l’esprit critique et de défendre la vérité contre toutes les formes de désinformation. Comment exercer cette mission quand une représentante de la Nation, par ailleurs enseignante, diffuse une version alternative d’un attentat terroriste au mépris des faits établis par la justice ?
Ces propos alimentent la confusion, la mésinformation et la défiance envers les institutions démocratiques. Ils sont l’antithèse même du combat que Samuel Paty menait au quotidien dans sa classe.
L’APHG condamne avec la plus grande fermeté ce type de propos indignes. Elle apporte tout son soutien à la famille de Samuel Paty et à ses proches. Notre soutien va aussi à l’ensemble des collègues heurtés par ces propos.
Ce communiqué du bureau national de l’APHG est soutenu par Gaëlle Paty, soeur de notre collègue assassiné le 16 octobre 2020
© APHG - Tous droits réservés. 9/11/2025












