La lettre du Domaine de découverte de la vallée d’Aulps Lettre d’information n°32

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Vue panoramique de l’abbaye - DR

Pas brillant...

En 2011, une ligne est inscrite au budget du Conseil général pour la mise en lumière de l’abbaye d’Aulps. Une première réunion avec les techniciens se tient en septembre 2012 afin de préparer le programme des travaux. Après une autre réunion en janvier 2014, le Conseil Général réalise le cahier des charges. La publicité pour la maitrise d’œuvre du chantier parait en janvier 2015. Le marché est notifié fin juillet. Six équipes travaillent sur le dossier et remettent leur proposition. Une première réunion avec le concepteur lumière retenu (société E.T.I.) est suivie de la présentation du projet, comme nous l’écrivions dans la lettre 30. Las ! Après avoir dépensé tout ce temps et cette énergie, le Conseil devenu Départemental, nous annonce finalement que le projet est abandonné compte tenu des contraintes budgétaires imposées par la fameuse Loi NOTRe.

Adieu donc habits de lumière, évènements et visites nocturnes, cheminement sécurisé... Il nous reste heureusement la volonté affichée par les élus départementaux de soutenir la culture et le patrimoine pour favoriser la diversification de l’offre touristique. Elle nous permet d’espérer qu’un jour ce beau dossier sorte des cartons...

Les GPPS sur France Bleu

Du lundi 14 au vendredi 18 décembre à 6 h 20 et 8 h 40, (rediffusion en intégrale le dimanche 20 décembre à midi), Sandra Gallay, GPPS et médiatrice culturelle à l’abbaye d’Aulps causera sur les ondes de France Bleu du patrimoine de la vallée d’Aulps. Au programme : l’église de La Forclaz, l’habitat traditionnel, Géopark, et Aulps, bien-sûr. A vos postes.

Communiqué de la confrérie des Tastebières de l’abbaye d’Aulps

« La confrérie des Tastebières de l’abbaye d’Aulps a effectué son deuxième voyage d’étude en Belgique du 14 au 16 novembre 2015. Le programme chargé a débuté avec la visite de la brasserie Cantillon, un des derniers établissements bruxellois à brasser la gueuze de façon traditionnelle. À Bruges, les confrères se sont aussi livrés à une séance d’observation scientifique approfondie de l’établissement De Halve Maan qui compte mettre en place rien de moins qu’un bièroduc entre la brasserie et son usinage d’embouteillage. Après trois jours de travaux épuisants, les confrères sont revenus plus motivés que jamais pour faire partager leur passion en amateurs avertis. »

Le « Beatus » de Genève

Cet exemplaire enluminé du mythique Commentaire de l’Apocalypse du moine Beatus de Liébana a été écrit en Italie centrale au XIe siècle. Dérobé à l’abbaye d’Aulps en 1793, son parcours rocambolesque s’arrête lors de son dépôt à la bibliothèque universitaire de Genève en 2007. Cette découverte met alors en émoi le monde des spécialistes des Beatus et de la littérature du haut Moyen Âge. Aujourd’hui, une superbe édition de présentation est publiée (en espagnol) par la maison Siloé à Burgos, avec une contribution d’Umberto Eco. On peut feuilleter ici l’exemplaire numérisé : édition numérisée.

Dernière minute pour Noël

La boutique de l’abbaye vous propose un « Elixir du dragon », un hydromel moelleux, fameux avec un bon foie gras. (à consommer avec modération).

« Ribaud, Culvert, Boterel ! Et autres injures insolites du Moyen Âge... »

C’est le thème enlevé de la prochaine exposition temporaire à l’abbaye, consacrée aux termes crus de l’injure médiévale. Ne vous fiez pas à leur apparente truculence et leur caractère pittoresque... Au Moyen Âge, celui ou celle qui les prononce commet un acte éminemment grave en portant atteinte à la fama. La fama, c’est la renommée publique, autant dire ce qu’un homme ou une femme a de plus précieux en un temps où l’honneur personnel et la bonne moralité conditionne la vie en société. Perdre sa fama par l’insulte, c’est être diffamé, devenir infâme, paraître mal famé aux yeux de sa famille, ses voisins, ses amis.

À l’humiliation personnelle s’ajoute une mise à l’écart du corps social. En cela, l’injure est plus vivement ressentie -et punie- qu’aujourd’hui. Elle reflète aussi les tabous et les peurs d’une époque. L’insulte stigmatise en effet la débauche, le comportement au combat, la déviance hérétique, la maladie, la tare physique... Et si, derrière leur frivolité trompeuse, ces tableaux vous invitaient en réalité à découvrir la société médiévale dans sa plus profonde intimité ?

Cette exposition illustrée et mise en scène par Elodie Balandras sur les textes d’Arnaud Delerce sera visible début janvier 2016.

Nos chiffres pour 2015

Avec 21.802 visiteurs au 30 novembre, l’année 2015 restera une année charnière dans le développement du Domaine de découverte de la vallée d’Aulps. En effet, c’est la première fois depuis l’ouverture en 2007 que les 20.000 visiteurs sont accueillis sur la même année et le chiffre de 22.000 visiteurs sera même dépassé à la fin de l’année ! La progression est donc de 13% environ par rapport à 2014, précédent record de fréquentation. Mise à part la clientèle suisse en légère augmentation, l’exercice est marqué par une baisse notable de la fréquentation des visiteurs étrangers, principalement anglais.

Ainsi les français représentaient 94% des visiteurs en 2015 contre environ 90% l’année précédente. Si la clientèle individuelle est stable, les groupes adultes sont en nette hausse de 35%, les groupes enfants de 8% et la fréquentation des évènements progresse de 20%, résultat dû essentiellement à la fête du miel et de l’abeille. Chaque visiteur dépense en moyenne 7,50€ sur le site de l’abbaye d’Aulps, répartis à 53% pour la billetterie et à 47% pour les recettes boutique et tisanerie.

Les secrets du miel de l’abbaye

Confié au Laboratoire « Famille Michaud », le miel de l’abbaye a révélé une partie de ses secrets. L’analyse olfactive révèle des notes animales puis végétales de type labiées (thym, romarin, sauge, menthe), avec une intensivité élevée et une persistance moyenne. Au goût, toujours des notes animales, fleuries, astringentes avec un acidité en fin de bouche, une intensivité élevée et une persistance soutenue. Les deux principaux types de pollens proviennent des apiacées (anis, aneth, berce, carotte, cerfueil, céleri, coriandre...) et des ronces (framboisier, mûre). Ils composent chacun entre 15% et 45% du miel. De nombreux autres pollens sont présents en quantité moindre : fève, filipendule, hélianthème, mauve, pois, saule, bourrache, rose, lotier, centaurées. Le chataignier, plutôt rare à notre altitude, est la surprise de cette liste. En toute logique, les plantes des deux jardins de l’abbaye sont parmi les favorites de nos abeilles. Ces centaines des variétés anciennes contribuent à faire de ce miel un produit d’exception, et bientôt : une bière d’exception...

Vue panoramique de l’abbaye - DR

Domaine de Découverte de la Vallée d’Aulps
Tél : + 33 (0)4 50 04 52 63

© Les services de la Rédaction d’Historiens & Géographes, 05/12/2015. Tous droits réservés.