Communiqué – Cérémonies du 11 novembre dans les établissements scolaires : la vigilance de l’APHG

L'APHG souhaite appeler à la vigilance, à l'approche des cérémonies scolaires du 11 novembres, rendues obligatoires par circulaire du 2 juillet 2026.
Par le Bureau national de l'APHG,
Le 24 septembre 2026

Le Bureau national de l’APHG a été sollicité par de nombreux adhérents au sujet de la cérémonie désormais obligatoire dans tous les établissements scolaires à l’approche du 11 novembre, instaurée par la circulaire du 2 juillet 2026.

L’APHG mesure le poids symbolique que représente, pour les professeurs d’histoire-géographie déjà très sollicités ces dernières années, l’organisation d’une commémoration obligatoire. Dans un temps saturé de minutes de silence et d’hommages, une mise en œuvre plus progressive et plus concertée aurait été préférable.

L’APHG note aussi avec une certaine ironie qu’on exige des jeunes une assiduité que les adultes, souvent absents des cérémonies officielles, ne s’imposent pas à eux-mêmes. Ces temps de mémoire gagneraient à conserver leur caractère volontaire et spontané, qui fait pourtant honneur à la jeunesse.

Une cérémonie ne prend son sens que si elle est préparée. L’APHG insiste sur la nécessité d’un travail en amont dans les classes : c’est ce travail pédagogique – étude d’archives, recherche sur les noms inscrits au monument aux morts, préparation des textes lus – qui donne sa force et sa portée éducative à la cérémonie, bien plus que le rassemblement lui-même. Sans cette préparation, l’exercice risque de se réduire à une obligation formelle, vide de sens pour les élèves.

L’APHG appelle donc les collègues à poser des limites claires : vigilance sur la gestion pratique (âges et effectifs mélangés, climat scolaire), et refus de toute présence de représentants politiques, à quelques mois d’une élection présidentielle déjà facteur de tensions. Tout élu qui photographierait une cérémonie scolaire sans autorisation contreviendrait par ailleurs au droit à l’image des mineurs.

Enfin, l’APHG rappelle que des cérémonies existent depuis les années 1920 dans les établissements dotés d’un monument aux morts, à l’initiative des équipes pédagogiques. Ce patrimoine mémoriel ne doit pas être discrédité au prétexte qu’il fait aujourd’hui l’objet d’une récupération institutionnelle.

Seule une cérémonie scolaire et purement scolaire, préparée en amont et conservant son caractère local et volontaire, peut faire sens aux yeux de l’APHG.