« Empire, peuple et nation : recompositions dans l’Italie des années 1918-1945 » – Marie-Anne MATARD-BONUCCI
Compte-rendu de conférence - Rendez-vous de l'Histoire de Blois, octobre 2019
Le 21 octobre 2019
Selon Mussolini, la Nation est le mythe fondamental du fascisme. Cela permet à Mussolini de se raccrocher à l’histoire italienne (Risorgimento, Grande Guerre). Le patriotisme est central dans le fascisme. Mais il y a aussi une volonté de rupture dans le projet totalitaire. Il faut changer l’homme dans ce qu’il a de plus intime. Il faut effacer l’image de l’italien joueur de mandoline. Mussolini veut un Italien guerrier, viril.
Quel héritage ? Nation versus nationalisme et bellicisme Le culte de la Nation est ancien en Italie. L’unité est portée par un rêve de construction de la Nation. Mazzini est un républicain, fédéraliste, proche des conceptions de la Révolution française. Pour Gioberti, c’est à la papauté de faire l’unité. Cavour a une conception libérale de l’unité. C’est cette dernière conception qui va l’emporter avec le Piémont. La conception de la Nation est proche de celle de Renan. Elle est donc intégratrice. Mais la nationalité passe par le droit du sang, du côté paternel. Un véritable nationalisme se développe à la fin du XIXème siècle (Papini, Prezzolini). L’Italie n’a pas le statut de grandeur qu’elle mérite (« Petite Italie »). C’est un pays économiquement pauvre. La classe politique est corrompue. L’Italie n’a pratiquement pas d’empire. Les Italiens veulent donc un empire. Ils pensent d’abord à la Tunisie. Les Italiens s’emploient à...
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