La Seconde République 1848-1852
Une brève expérience démocratique
Le 18 avril 2020
On retient généralement de la Seconde République l’instauration du suffrage universel masculin, l’abolition de l’esclavage dans les colonies et de la peine de mort pour motif politique. Expérience politique brève mais originale, elle a, en trois ans, a suscité des espérances, provoqué des déceptions, des clivages politiques, affronté un grand nombre de difficultés et s’est terminée par un coup d’Etat.
Un billet de blog aux multiples ressources permet de travailler cette brève mais riche période.
L’espoir d’unité et d’harmonie qui caractérise les journées révolutionnaires de février, l’euphorie et l’illusion d’un peuple réconcilié et tout acquis à la République masquent dans un premier temps les divisions politiques qui laissent entrevoir les tensions rapides auxquelles la nouvelle République doit faire face. Le suffrage universel, réforme cruciale, met cependant en lumière les clivages entre le peuple insurgé et le peuple électeur. Mais ce premier aboutissement d’idées et de combats menés depuis la Restauration et développés tout au long des années 1840, laisse des traces, infuse, même si les élections de 1848, puis de 1849 montrent que l’idée républicaine, récente et fragile, tout comme la pratique du suffrage universel, la pluralité des idées politiques ont besoin de temps pour conquérir les esprits et s’enraciner durablement. Aussi, importe-t-il de considérer plutôt le temps long afin de comprendre que cette République, certes brève, doit être moins considérée comme un échec que...
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