Les mots de la fin de vie
Compte-rendu de lecture / Histoire contemporaine
Le 16 mars 2018
Bernard DEVALOIS, Les mots de la fin de vie, PUM, coll. Les mots de, 2016, 128 p., 9 €
Sur la une de couverture, au fond vert pistache, un mouton regarde le lecteur potentiel qui pourra lire sur la toison de l’ovin : « Je veux mourir vivant ». Voilà un paradoxe qui pourrait bien aiguiser la curiosité et conduire à ouvrir et feuilleter ce petit livre…
Ce sont toujours des dessins qui illustrent les ouvrages de la collection « Les mots de », lancée par les Presses Universitaires du Midi (Toulouse) et dirigée par Marlène Coulomb-Gully. En tout c’est une quarantaine de titres qui sont disponibles, le premier Les mots de la Rome antique a été rédigé par J.-M. Pailler en 2001 et tous, en une centaine de pages, rassemblent sous la forme d’un abécédaire les termes qui définissent les fondements d’un thème et dans le présent cas celui de « la fin de vie ».
Bernard Devalois, auteur de cet ouvrage, est au fait de la question de par sa profession de médecin anesthésiste-réanimateur et sa fonction de directeur d’un service de médecine palliative, domaine pour lequel il fut aussi le président de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (« soins palliatifs » dont on trouvera une définition p. 108-109). En quelques lignes toujours bien « ciselées » tout est dit de manière percutante. En 128 pages s’égrènent les 68 « mots de la fin de vie » choisis par Bernard Devalois qui d’« acharnement thérapeutique » à « Vérité (dire la) », en passant par les lois de 2005 et 2016, sans oublier « euthanasie » (p. 43-49), ces définitions amènent à appréhender à la fois les dimensions morales et civiques de la fin de vie qui nous intéressent plus particulièrement.
En effet, un des thèmes au programme de l’EMC de la classe de terminale porte sur « Biologie, éthique, société et environnement » et y est indiqué pour les connaissances : « la notion de bioéthique. Les problèmes bioéthiques contemporains (la recherche génétique, les OGM, les thérapies géniques…). Le rôle du Haut Conseil des biotechnologies. / Les évolutions de l’éthique médicale. La question du consentement du patient. Le rôle du Comité consultatif national d’éthique (CCNE). » Parmi les études de cas et débats argumentés peut dès lors se poser la question de « la fin de vie ». Face à cette thématique, qui est aussi une question sensible et sociétale, à laquelle l’on peut être confronté dans ses classes il n’est pas forcément aisé d’apporter des réponses, maîtriser les concepts et notions, ou encore trouver les mots. Voilà tout l’intérêt de cet ouvrage : trouver les mots de la fin de vie !
Plus largement, les historiens et géographes trouveront dans cette collection « Les mots de… » plusieurs titres intéressants pour nos champs disciplinaires, nos élèves et nos étudiants (liste à consulter sur le Site de l’éditeur). Un livre à lire et une collection à découvrir.
© Jean-Christophe Sanchez pour Historiens & Géographes – Tous droits réservés. 16/03/2018.
Ce sont toujours des dessins qui illustrent les ouvrages de la collection « Les mots de », lancée par les Presses Universitaires du Midi (Toulouse) et dirigée par Marlène Coulomb-Gully. En tout c’est une quarantaine de titres qui sont disponibles, le premier Les mots de la Rome antique a été rédigé par J.-M. Pailler en 2001 et tous, en une centaine de pages, rassemblent sous la forme d’un abécédaire les termes qui définissent les fondements d’un thème et dans le présent cas celui de « la fin de vie ».
Bernard Devalois, auteur de cet ouvrage, est au fait de la question de par sa profession de médecin anesthésiste-réanimateur et sa fonction de directeur d’un service de médecine palliative, domaine pour lequel il fut aussi le président de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (« soins palliatifs » dont on trouvera une définition p. 108-109). En quelques lignes toujours bien « ciselées » tout est dit de manière percutante. En 128 pages s’égrènent les 68 « mots de la fin de vie » choisis par Bernard Devalois qui d’« acharnement thérapeutique » à « Vérité (dire la) », en passant par les lois de 2005 et 2016, sans oublier « euthanasie » (p. 43-49), ces définitions amènent à appréhender à la fois les dimensions morales et civiques de la fin de vie qui nous intéressent plus particulièrement.
En effet, un des thèmes au programme de l’EMC de la classe de terminale porte sur « Biologie, éthique, société et environnement » et y est indiqué pour les connaissances : « la notion de bioéthique. Les problèmes bioéthiques contemporains (la recherche génétique, les OGM, les thérapies géniques…). Le rôle du Haut Conseil des biotechnologies. / Les évolutions de l’éthique médicale. La question du consentement du patient. Le rôle du Comité consultatif national d’éthique (CCNE). » Parmi les études de cas et débats argumentés peut dès lors se poser la question de « la fin de vie ». Face à cette thématique, qui est aussi une question sensible et sociétale, à laquelle l’on peut être confronté dans ses classes il n’est pas forcément aisé d’apporter des réponses, maîtriser les concepts et notions, ou encore trouver les mots. Voilà tout l’intérêt de cet ouvrage : trouver les mots de la fin de vie !
Plus largement, les historiens et géographes trouveront dans cette collection « Les mots de… » plusieurs titres intéressants pour nos champs disciplinaires, nos élèves et nos étudiants (liste à consulter sur le Site de l’éditeur). Un livre à lire et une collection à découvrir.
© Jean-Christophe Sanchez pour Historiens & Géographes – Tous droits réservés. 16/03/2018.