« Antiquité-Avenir » contre la réforme du collège Texte commun avec l’APHG

- [Télécharger l'article au format PDF]

L’Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie (APHG), qui est membre fondateur et membre du Directoire du Réseau associatif « Antiquité-Avenir », [1] est mobilisée afin de diffuser vers un large public les informations relatives aux sciences de l’Antiquité, dans une expression commune des historiens, des linguistes, des archéologues, des juristes et des spécialistes de la pensée et des littératures anciennes.

L’APHG approuve et co-signe le texte suivant commun à 24 associations. Elle s’emploie, par les moyens qui sont les siens, à le faire connaître au plus grand nombre.

ANTIQUITÉ-AVENIR. RÉSEAU DES ASSOCIATIONS LIÉES À L’ANTIQUITÉ

L’Antiquité est notre mère, à tous les Méditerranéens et à presque tous les Européens. Grâce à elle nous comprenons qui nous sommes et quel est le prix de l’homme. La méconnaître c’est s’amputer, la nier c’est se renier, la répudier c’est s’oublier.

Fidèle à sa charte fondatrice [2], ce réseau d’Associations liées à l’Antiquité, d’origines et de sensibilités diverses, s’est donné pour mission de promouvoir et de valoriser la connaissance, les savoirs et la transmission des sciences de l’Antiquité. Aux yeux de ces associations loi 1901, les sciences de l’Antiquité sont au cœur des sociétés contemporaines ; elles participent des éclairages sur les origines des catégories de pensée dans toutes les disciplines ; elles sont un outil indispensable à la compréhension des langues, des littératures et des cultures contemporaines ; elles étudient les sources d’un héritage et d’un patrimoine fondamentalement commun et universel qu’il convient d’interroger dans un rapport tout à la fois de distance et de proximité avec notre modernité ; elles constituent un instrument de dialogue interculturel, de formation de la jeunesse à la citoyenneté et aux humanités, de compréhension des civilisations méditerranéennes, proche-orientales et européennes d’aujourd’hui.

C’est à ce titre qu’Antiquité-Avenir condamne la réforme du collège dans ses modalités actuelles. [Lire le texte ci-dessous, NDLR.]

C’est à ce titre-là qu’Antiquité-Avenir contacte la presse.

Au nom du directoire,
Jacques Bouineau,
Président d’Antiquité-Avenir. Réseau des associations liées à l’Antiquité.
directoire@antiquite-avenir.org

Le texte des associations à propos de la réforme du collège

Les associations réunies au sein d’ « Antiquité-Avenir. Réseau des associations liées à l’Antiquité » expriment leur profonde inquiétude sur les conséquences de la réforme du collège qui, mise en place par décret, n’a pas fait l’objet d’un débat devant la représentation nationale.

L’excessive technicité des dispositifs imposés masque de plus en plus mal la destruction des enseignements : la disparition du latin et du grec, effective malgré les affichages, est le signe alarmant d’une attaque plus large contre les disciplines que l’on dissout de plus en plus, en particulier le français et l’histoire, indispensables à la formation citoyenne et républicaine.

Les inégalités criantes engendrées par la réforme qui s’applique inégalement sur le territoire, et dont on peut déjà constater l’étendue à propos des classes bi-langues, ne sont pas compatibles avec la définition d’une Education nationale qui offre à chacun les mêmes chances de réussite.

Aux protestations argumentées et étayées de ceux qui réclament une réforme véritablement ambitieuse pour l’école de demain, Mme la ministre de l’Education nationale a opposé le silence ou le dédain. Cette attitude à l’égard des professeurs et des spécialistes, et plus généralement de tous ceux qui ont mis au cœur de leur vie et de leur activité la connaissance et la pensée, est hélas cohérente avec l’imposition par décret de la reforme du collège.

Cette reforme dont nous dénonçons les conséquences irréparables sur la formation des citoyens de demain représente donc un véritable danger politique contre lequel nous entendons lutter avec le soutien, nous l’espérons, de toutes les forces vives de la nation.

Paris, le 25/02/2016

Télécharger le communiqué de presse ci-dessous.

Le communiqué de presse
Les membres fondateurs d’« Antiquité-Avenir », Bibliothèque de la Sorbonne, 30 janvier 2016.

Les associations suivantes, membres d’Antiquité-Avenir. Réseau des associations liées à l’Antiquité, soutiennent cette motion :

AEEGF (Association pour l’Encouragement des Etudes Grecques en France)
ALLE (Association le Latin dans les Littératures Européennes)
Association des amis de la Villa Kerylos
APFLA-CPL (Association des Professeurs de Francais et Langues Anciennes en Classes Préparatoires Littéraires)
APHG (Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie)
APLAES (Association des Professeurs de Langues Anciennes de l’Enseignement Superieur)
APLettres (Association des Professeurs de Lettres)
Les Argonautes (Association des doctorants en histoire ancienne à Paris)
Arrête Ton Char ! (Association de promotion des Langues & Cultures de l’Antiquité)
Athéna. La passion des voyages culturels
Calame d’or (concours pour collégiens latinistes)
Les Clionautes, les historiens et géographes de l’avenir
CNARELA (Coordination Nationale des Associations Régionales des Enseignants de Langues Anciennes)
Méditerranées
Fortuna Juvat (association organisatrice du Festival Européen du Latin-Grec de Lyon)
Le Rallye latin (Orléans-Tours)
SdAU (Société des Agrégés de l’Université)
SEL (Sauvegarde des Enseignements Litteraires)
SEMEN-L (Société d’Etudes Médio- et Néo-Latines)
SIES (Société des Italianistes de l’Enseignement Supérieur)
Société des Etudes Latines
SoPHAU (Société des Professeurs d’Histoire Ancienne de l’université)
Thalassa. Association culturelle de tourisme
THAT (Textes pour l’Histoire de l’Antiquité tardive)

L’APHG est membre fondateur et membre du directoire d’« Antiquité-Avenir ».

© Les services de la Rédaction - Tous droits réservés. 27/02/2016.