Quelle place pour les femmes dans l’histoire enseignée ? Les actions de l’association Mnémosyne

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Cet article fait partie du sommaire du dossier « Histoire mixte », publié dans le n°452 de la revue Historiens & Géographes, novembre-décembre 2020.

Par Véronique Garrigues [1] et Julie Pilorget. [2]

La politique éducative de promotion de l’égalité entre les filles et les garçons s’appuie, depuis le début des années 2000, sur des conventions interministérielles successives, la dernière a été signée le 28 novembre 2019 par le ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse et la secrétaire d’état en charge de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Cette convention a pour objectif de modifier la division sexuée des rôles dans la société. On est en droit alors de s’interroger sur le silence des programmes quant à la place des femmes dans l’histoire enseignée. Constatant cet écart entre les incitations politiques et des programmes androcentrés, Mnémosyne multiplie les projets et les supports afin de poser les jalons d’une histoire mixte. Après la présentation des différentes activités de l’association, nous proposons ici de revenir plus spécifiquement sur la place des femmes scientifiques dans les programmes d’histoire.

Mnemosyne : une association engagée et dynamique

L’association Mnemosyne pour le développement de l’histoire des femmes et du genre a fêté cette année ses vingt ans. Fondée en 2000 à l’initiative de la revue Clio, il s’agit d’une association professionnelle d’historiennes et historiens qui s’intéresse à l’histoire des femmes et du genre, depuis la Préhistoire jusqu’à nos jours. Les premières présidentes furent Françoise Thébaud puis Pascale Barthélémy, actuellement Julie Verlaine est à la tête de l’association. Société savante, ses nombreuses activités entendent promouvoir la dimension européenne, francophone et internationale de l’histoire des femmes et du genre ; à ce titre, elle est membre de l’International Federation for Research in Women’s History (IFRWH). Mnémosyne soutient l’inscription institutionnelle de ce domaine de recherche et sa transmission à tous les niveaux de l’enseignement. En conséquence, l’association organise et participe à de nombreux évènements tout au long de l’année.

Au début de chaque année, à la suite de l’assemblée générale, se tient une journée d’études autour d’une thématique analysée à l’aulne du genre par des historien.ne.s français.e.s ou exerçant à l’étranger, en partenariat avec des institutions culturelles, des laboratoires, ou des revues historiques. Ainsi depuis 2001, ont été abordées les études de genre avec des collègues anglais.e.s, italien.ne.s., espagnol.e.s ou allemand.e.s ; des débats ont porté sur les médias, l’art, les sciences, les migrations, l’éducation, les musées, les archives ou les images. Les interventions font l’objet depuis quelques de années de captation vidéo sur le site internet de l’association pour assurer une plus large diffusion.

Afin de favoriser et soutenir la recherche, depuis 2003, le Prix Mnémosyne récompense un master sur l’histoire des femmes et du genre, publié aux Presses universitaires de Rennes. Après une expertise réalisée par des spécialistes et une délibération du jury, celui-ci décerne un prix, et le ou la lauréat.e est accompagnée pendant tout le processus de l’édition jusqu’à sa parution. Au cours de ces années, 380 mémoires ont concouru. Le genre du Prix penche vers le féminin avec 14 lauréates et 3 lauréats. L’histoire contemporaine est la période qui recueille le plus de prix, mais en la découpant en tranches, un certain lissage apparaît avec les autres périodes (4 en médiévale, 5 en moderne, 3 pour le XIXe siècle et 4 pour le XXe siècle). Seul un mémoire en histoire grecque a été primé, reflet de la faible proportion de mémoires reçus pour la période antique. Le prochain prix, décerné à Maria Goupil-Travert, a pour thème les femmes militaires dans les armées révolutionnaires (1791-1851).

Depuis 2007, Mnémosyne a créé une revue électronique semestrielle Genre & Histoire, en libre accès, qui publie après expertise, des dossiers ou des varia portant sur les études de genre en histoire mais en s’ouvrant également aux autres sciences sociales.

L’association a établi au fil des années des partenariats (Louie Média, Matilda, l’APHG) pour vulgariser auprès de différents publics l’histoire des femmes et du genre ou aborder l’égalité filles-garçons, en variant les supports (vidéos, concours contre le sexisme, podcast).

L’association a pris l’initiative de réaliser un manuel La place des femmes dans l’histoire [3], rendant compte de toute la complexité des relations entre les femmes et les hommes dans l’Histoire, en interrogeant la place du masculin et du féminin. Publié en 2010, il a été conçu comme une réponse scientifique et pédagogique à la faible place occupée par les femmes dans l’enseignement de l’histoire. Sa conception est un travail de longue haleine qui fait écho au rapport d’Annette Wieviorka en 2004, qui voyait dans l’absence de représentation féminine dans les textes officiels « un frein dans la marche vers l’égalité » [4]. Finalement, le manuel est contemporain de l’introduction de cette problématique dans les programmes du secondaire. Destiné à la « fabrique scolaire » [5], il propose d’éviter l’écueil d’une féminisation des cours d’histoire en y insérant seulement de temps à autres des grandes figures féminines, même si l’approche biographique ne peut être totalement évacuer. Il s’agit bien de mettre en place une histoire mixte, en réévaluant le rôle des actrices et des acteurs dans la sphère civique et publique, en n’occultant ni les inégalités de race ni de classes, qui peuvent se superposer à celles du genre. Les 36 chapitres permettent également de s’interroger sur les césures chronologiques classiques et leurs impasses, notamment lorsqu’il est question de l’histoire des femmes. Outil de mise en ordre, les frises chronologiques participent également à l’invisibilisation des femmes et doivent à ce titre être aussi questionnées [6].

Pour compléter le manuel, Mnémosyne a soutenu en 2017 la publication de L’Europe des femmes, XVIIIe-XXIe siècle [7]. C’est un recueil de textes (fictions, chansons, discours, correspondances – dans leur langue originale et avec leur traduction française) mais aussi de documents iconographiques qui se font l’écho de trois siècles d’histoire européenne et des aspirations, ou des obstacles, à une égalité entre les sexes. Ces documents devenus des classiques, et d’autres moins connus, interrogent l’éducation des filles, l’influence des religions, le rapport au corps, l’expérience de guerre, les féminismes et les luttes menées au nom de l’égalité civile et politique, ou encore la reconnaissance conquise dans les arts et les sciences.

Aujourd’hui, avec les nouveaux programmes de collège et de lycée, on constate un nouveau recul de la présence des femmes dans l’histoire enseignée, et les enseignements de spécialité font avant tout la promotion d’un « roman national » tourné vers les faits militaires et les événements politiques, aux dépens de l’histoire sociale. Malgré ce contexte peu propice à l’histoire mixte, Mnémosyne propose un atelier pédagogique lors des Rendez-vous de l’histoire à Blois. En 2017, en suivant le thème « Eurêka », des pistes d’exploitation pédagogique ont été proposées sur les femmes et les sciences ; elles ont été ici en partie réactualisées avec le renouvellement des programmes en lycée.

Enseigner la place des femmes dans l’histoire des sciences

Alors que l’Observatoire des inégalités rappelle dans sa dernière enquête en 2018 que les filles demeurent sous-représentées dans les formations scientifiques et technologiques en raison des stéréotypes attribués à ces filières, on peut constater que les programmes d’histoire participent à cet imaginaire collectif où la figure du scientifique demeure associée à des attributs masculins. En effet, il n’y a aucune mention explicite de femmes scientifiques dans les programmes du collège. Au lycée, elles « peuvent être mises en avant » dans deux chapitres, en Seconde et en Première, avec deux figures placées en exergue, Madame du Châtelet et Marie Curie, mentionnées dans les points de passage obligé [8]. L’enseignement de spécialité en Terminale amène à revenir sur la notion de communauté savante et la « recherche et échanges des hommes et des femmes de science sur la question de la radioactivité de 1896 aux années 1950 ».

En collège, l’invisibilisation des femmes par le terme épicène « scientifique » autorise donc à prendre en compte le rôle des femmes dans le monde savant dans de nombreux chapitres. L’étude d’un monastère féminin est l’occasion de rappeler qu’il aussi un lieu du savoir féminin (plus que l’Université) dans l’Occident médiéval. Les bouleversements techniques à la Renaissance ont pu être le fait de femmes vivant dans l’entourage familial de scientifiques comme auxiliaire ou aide domestique (Sophie Brahé, Maria Cunitz). La participation de Madame du Châtelet au développement de l’esprit scientifique dans l’Europe des Lumières est encore trop souvent perçu comme une anomalie ou elle apparaît comme une figure d’exception. Marie-Anne Lavoisier est elle aussi trop souvent reléguée au rôle d’épouse, alors qu’elle a collaboré aux travaux de chimie de son mari. Tout en multipliant les figures de femmes scientifiques dans l’histoire enseignée, il faut interroger les préjugés et résistances d’une époque (accès au savoir, misogynie, publication ou non des dé-couvertes faites par des femmes), et éviter l’effet Matilda [9] pour déconstruire les préjugés. Un test de représentation auprès des élèves peut être parfois utile pour revenir sur des stéréotypes, comme la différence de poids entre cerveaux féminin et masculin, le nombre de femmes scientifiques ayant reçu le Prix Nobel, ou depuis quand les femmes font-elles des sciences [10]. En lien avec le cours de Physique-Chimie en 3e, sur la description de la matière dans l’Univers, la conquête spatiale comme enjeu de la Guerre Froide peut donner lieu à une étude genrée. Valentina Tereshkova, première femme à faire un vol dans l’espace en 1963, devient une icône de l’idéal soviétique en Europe, à l’égal de Iouri Gagarine. En retraçant leur parcours, les élèves peuvent autant s’interroger sur la place des hommes et des femmes dans la course aux étoiles que sur la propagande [11].

Pour aborder l’égalité fille/garçon en EMC, les préjugés sur les femmes scientifiques peuvent être étudiés à partir d’un texte de Kant sur l’infériorité naturelle des femmes à l’époque des Lumières, en analysant les réactions masculines à la candidature de Marie Curie à l’Académie des sciences en 1911, ou celles de femmes alors que Valentina Terechkova est en train de passer trois jours en orbite autour de la Terre en 1963.

  • Emmanuel Kant (1724-1804), « De la différence du sublime et du beau dans le rapport des sexes », Observations sur le sentiment du beau et du sublime (1764) : « Le caractère naturel de ce sexe possède encore des traits qui lui sont propres, qui le différencient du notre et se font principalement connaître par le signe de la beauté. […] Une femme a un sentiment fort et inné de ce qui est beau, gracieux et orné. Dans l’enfance déjà, les femmes aiment les toilettes, et elles se plaisent elles-mêmes à se parer. Elles sont propres et très sensibles à ce qui peut provoquer du dégoût. Elles aiment la plaisanterie, et on peut les entretenir de bagatelles, pourvu qu’elles soient gaies et rieuses. […] Le beau sexe a autant d’entendement que le masculin, seulement, c’est un bel entendement, et le nôtre doit être un entendement profond, ce qui a la même signification qu’un entendement sublime. […] Une réflexion profonde et une méditation continue et prolongée sont nobles mais difficiles et ne conviennent pas bien à une personne en laquelle les libres attraits ne doivent montrer rien d’autre qu’une belle nature. […] Une femme qui a la tête remplie de grec, comme Mme Darcier, ou qui discute à fond le mécanisme, comme la marquise du Châtelet, pourrait aussi porter une barbe ; car celle-ci exprimerait plus visiblement encore l’air de profondeur qu’elles recherchent. […] En conséquence, la femme n’apprendra pas la géométrie. […] Elles ne vont pas se remplir la tête, en histoire de combats, en géographie de fortifications, car il leur convient aussi peu de sentir la poudre à canon qu’aux hommes de sentir le musc ».
  • La une de l’Excelsior du 9 janvier 1911 est consultable sur le site de l’histoire par l’image.
  • Un micro-trottoir, réalisé alors que la cosmonaute est encore dans l’espace, montre différentes réactions de téléspectatrices et téléspectateurs, il est en ligne sur le site de l’INA.

Au lycée, le chapitre des Lumières sur le développement des sciences incite à interroger la place des femmes dans ce mouvement, en revenant sur le parcours d’Émilie du Châtelet. On peut montrer son rôle dans la diffusion des idées des Lumières, autant par la publication de ses découvertes que par ses traductions de Newton et Leibniz. Il est aussi possible de questionner plus généralement la formation des femmes et leurs conditions d’accès à la connaissance scientifique, les modalités d’exercice de la science et leur participation à l’essor scientifique au XVIIIe siècle. Parmi les savants des Lumières, environ 200 sont des femmes. Dans le seul domaine de l’astronomie en Allemagne, 14 % des astronomes sont des femmes entre 1650 et 1710. Les critiques contre ces « femmes savantes » moquées par Molière sont nombreuses, et des penseurs comme Helvétius ou Condorcet qui encouragent l’éducation des filles sont peu nombreux. Dans les milieux aristocratiques ou bourgeois, des filles doivent à la présence d’un frère, à l’attention d’un père ou d’un époux de recevoir une formation scientifique. C’est le cas pour Maria Agnesi dont le père est mathématicien [12], pour Maria Winckelmann dont le mari est astronome, pour Caroline Herschel, qui a travaillé avec son frère astronome, ou pour Nicole Lepaute, épouse d’un horloger du roi. Certaines femmes sont aussi autodidactes, comme Sophie Germain, et puisent dans les bibliothèques familiales (Madame Roland). La recherche scientifique n’est pas institutionnalisée, des laboratoires s’organisent dans les résidences privées des scientifiques, homme ou femme : Émilie du Châtelet installe son laboratoire au château de Cirey. Les couples travaillent ensemble, et vivent entourés de leurs collaborateurs, comme Philibert Commerson et Jeanne Baret, couple de naturalistes. Les femmes calculent, dessinent, traduisent, publient. Pourtant leur contribution à la diffusion des sciences est minorée car leurs travaux sont publiés anonymement ou elles ne sont désignées que comme de simples assistantes. Ainsi, en 1702, Gottfried Kirch, astronome du Roi à Berlin, s’approprie la découverte de sa femme Maria Winckelmann (1670-1720) et il donne son nom à la comète qu’elle a découverte. Les préjugés sexistes et l’absence d’un accès à l’instruction excluent donc la majorité des femmes du monde des sciences. Deux siècles plus tard, la réussite de Marie Curie peut servir de modèle aux étudiantes, alors que son parcours demeure exceptionnel dans le monde scientifique, même pour ses homologues masculins.

En Première, pour insérer le PPO sur Marie Curie dans la Grande guerre [13], il est envisageable de montrer comment les technologies ont pu autant briser les corps que les soigner, en y analysant la place des femmes. Le site de la Mission Centenaire fournit des documents en ligne sur Marie Curie et les usages de la radiologie au front. Les sites de nombreuses archives départementales mettent en ligne des documents montrant les soins médicaux apportés par les femmes aux soldats blessés, comme le dossier pédagogique proposé par le service éducatif des archives du Pas-de-Calais. Les débuts de la chirurgie réparatrice au services des gueules cassées est aussi l’occasion de présenter le rôle des femmes dans ce domaine : Suzanne Noël (1878-1954), docteur en médecine et pionnière en chirurgie esthétique, et Anna Coleman (1878-1939), sculptrice américaine a créé un atelier de prothèses faciales [14].

Dans les manuels scolaires, le chapitre sur la « recherche et échanges des hommes et des femmes de science sur la question de la radioactivité de 1896 aux années 1950 » met surtout en avant les époux Curie et Joliot-Curie. C’est aussi l’occasion d’expliquer ce qu’est l’effet Matilda, à partir de l’exemple d’une collaboration scientifique. Pendant les années 1930, le chimiste allemand Otto Hahn et la chimiste autrichienne Lise Meitner travaillent sur le « projet Uranium ». Malgré la guerre et leur éloignement (juive, Meitner a fui l’Allemagne nazie), ils continuent d’échanger sur l’avancement de leurs travaux. En 1945, Hahn obtient le prix Nobel de chimie et devient le « père fondateur de la chimie nucléaire ». La participation de Lise Meitner n’est pas reconnue, alors que ses travaux sont aujourd’hui considérés comme pionniers sur la structure du noyau atomique et la fission de l’uranium. L’éloignement temporaire de Lise Meitner de la communauté scientifique, les compétences insuffisantes du comité de chimistes (incapables de comprendre sa contribution théorique) et la misogynie de Manne Siegbahn, directeur de l’Institut Noble de physique ont favorisé l’effacement du rôle de cette femme scientifique sur la question de la radioactivité. Il en est de même avec les femmes qui ont participé au projet Manhattan, où seules des figures masculines sont retenues, alors que la carrière de Lilli Hornig est connue ainsi que le travail des opératrices pour surveiller les unités de la centrale électromagnétique Y-12.

Les difficultés rencontrées par les femmes dans le monde scientifique face aux réticences masculines et aux préjugés se retrouvent également dans le monde des armes, des arts, ou du travail. Elles peuvent parfois prétendre à l’exceptionnalité, rarement à la normalité. L’histoire mixte aide certes à les sortir de l’ombre, mais aussi à comprendre les mécanismes d’effacement mémoriel en proposant des documents permettant une relecture de leur participation à l’Histoire. Sans s’affranchir des programmes, il est essentiel de mettre en œuvre une histoire mixte dans nos classes, car comme le rappelle la sociologue Margaret Marouani, « il n’y a pas de pente naturelle vers l’égalité » [15].

© Historiens & Géographes n°452, novembre 2020 - janvier 2021- Tous droits réservés. Mise en ligne : 27 janvier 2021.

Notes

[1Agrégée d’histoire et de géographie, docteure en histoire moderne (université de Limoges). Chercheure associée UMR FRAMESPA. Mnémosyne.

[2Agrégée d’histoire, docteure en histoire médiévale (Université de Paris-Sorbonne), Chercheure associée Centre Roland Mousnier - UMR 8596. Mnémosyne.

[3Geneviève Dermenjian, Irène Jami, Annie Rouquier & Françoise Thébaud (coord.), La place des femmes dans l’histoire. Une histoire mixte, Paris, Belin, 2010.

[4Annette Wieviorka, « Quelle place pour les femmes dans l’histoire enseignée ? », Rapport du conseil économique et social, 2004.

[5Laurence de Cock, Emmanuelle Picard (dir.), La fabrique scolaire de l’histoire. Illusions et désillusions du roman national, Marseille, Éditions Agone, coll. « Passé & présent », 2009.

[6Julie Pilorget, « La fin du Moyen Âge, un moment charnière pour l’histoire des femmes ? Les embarras de la périodisation », Questes, 33, 2016, p. 95-107. Le premier chapitre d’Histoire de Seconde sur la périodisation de l’histoire est une entrée possible autour de ce questionnement.

[7Julie Le Gac, Fabrice Virgili (coord.), L’Europe des Femmes, XVIIIe-XXIe, Recueil pour une histoire du genre en V.O., Perrin, 2017.

[8En Seconde, dans le chapitre 1 du thème 4 « Les Lumières et le développement des sciences », un des objectifs est de montrer le rôle de femmes dans la vie scientifique et culturelle. En Première, dans le chapitre 2 du thème 4 « Les sociétés en guerre : des civils acteurs et victimes de la guerre », la place des femmes mobilisées en temps de guerre peut être évoquée.

[9Déni ou la minimisation systématique de la contribution des femmes scientifiques à la recherche, dont le travail est souvent attribué à leurs collègues masculins. Margaret W. Rossiter, « L’effet Matthieu Mathilda en sciences », Les cahiers du CEDREF, 11, 2003, p. 21-39.

[10Jacky Fleming, Le problème avec les femmes, Dargaud, 2016. Gérard Chazal, Les femmes et la science, Ellipses, 2006 (édition poche 2015).

[11« La première femme dans l’espace, URSS-Bulgarie, 1963-1966 », L’Europe des femmes, p. 334-337.

[12« Une mathématicienne reconnue par ses pairs », L’Europe des femmes, p. 314-317.

[13Sur son engagement pendant la Grande Guerre : Michel PINAULT, « Marie Curie, une intellectuelle engagée ? », Clio. Histoire‚ femmes et sociétés En ligne, 24 | 2006, 24 | 2006, 211-229

[14Deux romans graphiques retracent leur parcours. Sybille Titeux de la Croix, L’atelier des gueules cassées, Marabulles, 2018. Leila Slimani et Clément Oubric, À mains nues, Les Arènes BD, 2020.

[15Article dans L’Humanité le 8 mars 2000.